KONGO

Kinder Garden, 200x300cm, 2016

Kinder Garden, 200x300cm, 2016

Cyril Phan est né à Toulouse, en 1969, d’une mère française et d’un père vietnamien. Il a passé son enfance au Vietnam, puis dans le sud de la France. Lorsqu’il a 14 ans, sa mère l’emmène vivre à Brazzaville, en République du Congo. De là, lui vient son nom d’artiste, Kongo. Il revient en France, à 18 ans, en région parisienne où il vit toujours. Il partage aujourd’hui son temps de travail et de vie entre Paris, Hong Kong et la Guadeloupe. Ces influences multiculturelles ont forgé son identité et son style artistique. Kongo est un homme à l’aise sur tous les continents et un artiste impliqué dans une quête identitaire et une soif de reconnaissance qui lui ont fait choisir le graffiti comme moyen d’expression.

 

Artiste de la rue, autodidacte, Kongo s’est d’abord fait connaître en tant que tagueur sur la scène urbaine parisienne. En 30 années de pratique artistique, il est devenu un acteur reconnu du Graffiti International.

 

Artiste engagé et solidaire, il a largement contribué à défendre le graffiti en tant que discipline artistique et à le faire reconnaître à sa juste valeur. Kongo est membre du collectif MAC CREW. Il est également le fondateur du festival Kosmopolite (festival international de graffiti à Bagnolet). Son atelier, « Narvaland » est une porte ouverte à l’expression de l’art du graffiti et des réalisations communes y sont régulièrement produites par des artistes du monde entier. Ce côté éminemment sympathique de sa personnalité a contribué à faire de Kongo une figure estimée de la scène du graffiti international. Il a participé à de nombreux festivals du Street Art, expositions collectives dans des musées (entre autres : «  Le Tag au Grand Palais », 2009, « L’art du graffiti, 40 ans de pressionnisme », Grimaldi Forum, Monaco, 2011 et « Graffiti Fine Art » au MuBE à Sao Paulo, 2013) et expositions en galeries d’art en Europe, en Amérique et en Asie. Depuis 2011, il s’est concentré sur le développement de son œuvre hors de France en enchaînant les expositions à Singapour, Jakarta, Hong Kong, Shanghai ou Sao Paulo …

 

Artiste urbain, Kongo ne cesse de se réinventer au contact du bruit de la ville en perpétuel mouvement et de ses recherches sur ses propres limites. Son art a évolué de l’acte passionnel exprimé sur les murs des villes à une écriture plus profonde et plus construite sur la toile, sans toutefois abandonner la rue qui reste pour lui une source d’énergie vibrante indispensable.

 

Expressif et coloré, son style tend à une abstraction calligraphique immédiatement reconnaissance où se mélangent lettrage et formes dans une recherche visuelle de plus en plus élaborée et où le geste spontané à la bombe trouve toujours une place de choix. L’artiste se nourrit en permanence de ses voyages et de ses rencontres, ainsi que de la sphère internationale du graffiti dans laquelle il évolue depuis l’adolescence. Son vocabulaire graphique utilise la plupart des techniques classiques de l’art urbain : bombe, pochoir, encre, marqueur.

La sophistication de son écriture artistique a été remarqué par plusieurs grands acteurs du luxe avec qui Kongo a collaboré depuis quelques années. Ainsi, la prestigieuse maison Hermès a produit pour la collection automne-hiver 2011-2012 une série de carrés luxueux reprenant les toiles de Kongo. Il a aussi réalisé, en collaboration avec l’artiste Colorz, le décor d’une malle-bureau de la maison de maroquinerie de luxe Pinel & Pinel.

 

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections comme celles, en France, de l’architecte Alain-Dominique Gallizia, mécène passionné d’art graffiti et notamment organisateur de l’exposition « Le TAG au Grand Palais » en 2009, en Asie, de Deddy Kusama célèbre collectionneur indonésien, ou encore de Jamsine Tay, collectionneuse et propriétaire du Museum of Art and Design, premier musée privé de Singapour.

 

Figure majeure du graffiti international, Kongo, ne cherche plus à sortir le graffiti de la rue, d’en modifier l’aspect éphémère ou les connotations qu’il véhicule, mais bien de le présenter autrement, comme un objet précieux. Cette exigence passe par une finition irréprochable dans l’exécution des œuvres, alliée au choix des matériaux et des partenaires, comme par exemple celui de la fonderie Landowski pour la réalisation d’une sculpture d’un tag en bronze ou également d’une sculpture avec la célèbre maison de cristallerie Daum, présentée au Grand Palais lors de la Foire d’art contemporain Art Paris ou dernièrement la collaboration avec la maison Richard Mille avec qui il a conjugué son art.